Le Film du dimanche soir - Le projet

Le projet se décompose en deux temps : la réalisation du film puis l’adaptation théâtrale de la projection.

L’écriture doit, en revanche, être envisagée en amont des deux temps de création, puisque le spectacle repose sur l’interaction entre la projection, le jeu des acteurs et l’implication des spectateurs.

Le film

Le film est avant tout un prétexte au spectacle qui sera sa projection, nous avons fait le choix du western, car c’est un genre qui ne cesse de mourir et de renaître de ses cendres. Il est un souvenir désuet ou nostalgique pour les uns ; une découverte ou une curiosité pour les autres.

Le genre est extrêmement codifié, personnages, décors, progression dramatique, climax…

L’intérêt est donc double pour nous, il nous permet de ne pas concentrer toute l’énergie du spectateur à suivre l’intrigue du film, mais attirer son attention sur la projection et le jeu qui l’entoure ; et il nous permet de jouer avec les conventions du genre, s’amusant des clichés et des références.

Le film est présenté comme étant une archive datant de 1919, le premier western long métrage français, tourné par la famille Annibal au sortir de la Grande Guerre. (voir genèse)

Un des buts de ce film est d’inviter le plus grand nombre possible des acteurs actuels des Arts de la Rue à jouer un rôle (silhouette, figurant, petit rôle, frime, etc…), qu’ils soient comédiens, techniciens, programmateurs… Il en va de même pour la musique, l’idée est d’incorporer à la bande-son des morceaux enregistrés par tous les musiciens volontaires que nous avons pu croiser au cours des festivals. ( Les Grooms, l’Impériale Kikiristan, Les Costards, le Samu, Monofocus, Quelques Fiers Mongols, Décor Sonore, La Fanfare Electrique, Les Kag…) . Nous accompagnerons ces morceaux en direct, soit par le chant, la percussion, guitare, piano, etc…

L’histoire

Les habitants de Dell Rapids, paisible village d’agriculteurs, sont bien trop poltrons pour aller jusqu’à Madison, témoigner contre Fat Parker, le terrible desperado qui a pourtant terrorisé la région. Seule Jenny Hardkiss, une jeune fille, accepte de le faire, au risque de sa vie. Avec quelques volontaires, le shérif l’escorte au cœur du territoire sioux…

La mise en scène

Un western tourné entièrement en studio avec les moyens de la famille foraine Annibal.

(La Mer de Sable revisitée par Franck Fortecoef et son équipe du Scénoscope)

Toiles peintes et trucages à la Melies.

Couleur noir et blanc légèrement teintée sépia.

Effets spéciaux artisanaux. Le tout fait main.

L’équipe de tournage

Le tournage sera assuré par l’équipe de L’œil du Baobab.

Cette association, issue de la Cie Annibal, spécialisée dans l’écriture vidéo sera également co-productrice du projet.

La maison de production Daventures étant le producteur principal du film.

Marc Pueyo, réalisateur

Barbara Pueyo, assistante

Frédéric Fort, directeur d’acteurs

François Poirier, cadreur

Jean Grison, lumière

Jean Michel Besançon, ingénieur du son

Franck Fortecoef, décorateur

Thomas Bacon, régisseur

Sylvie Berthou, costumière.

Irénée Jordi, maquilleuse